‹ ThéâtreChapitre 55 sur 115 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Une cour du château.

Entie le rck.

LE ROI

Mon Dieu! mon Dieu ! Je voudrais être ailleurs l Je voudrais pouvoir dormir jusqu^à la fin du mois;, et que je serais heureux de mourir! Elle me conduit comme un pauvre épagneul ; elle va ni^ entraîner dans une forêt de crimes^ et les flammes de l'enfer sont au bout de ma route ! Mon Dieu, si je pouvais revenir sur mes pas! Mais n'y avait-il pas moyen d'éloigner la petite ? J'ai pleuré ce matin en la voyant malade ! Si elle pouvait quitter ce château vénéneux ! . ,. Je voudrais m'en aller n'importe où ! n'importe où l Je voudrais voir les tours s'écrouler dans l'étang ! Il me semble que tout ce que je mange est empoisonné ; et je crois que le ciel est vénéneux ce soir !— Mais ce poison^ mon Dieuj dans ce pauvre petit corps blanc L,*.

Ob I oh ! oh I Entre la n;iD« Anne. Ils arrivent ?

ANNE

Oui; ils viennent.

LE ROI

Je m'en vais.

Quoi?

LE ROI

Je m'en vais ; je ne puis plus voir cela.

ANNE

Qu'est-ce que c'est ? vous allez rester. Asseyezvous là. N'ayez pas l'air étrange !

LE ROI

J'ai l'air étrange ?

ANNE

Oui. Ils s'en apercevront. Ayez l'air plus heureux.

LE ROI

Oh ! oh ! heureux !

ANNE

Voyons, taisez -vous ; ils sont là.

LE ROI

Mon Dieu! mon Dieu ! comme elle est pâle !

Entrent le prince Hjalmar, Maleine et le petit Allan.

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