‹ ThéâtreChapitre 9 sur 115 · SCENE II Un appartement du château · texte numérisé non relu

SCENE II Un appartement du château

On d^ouvre b reine GtjiJ tlivc, la ptioce^tiie Maleine et la nourrice; eii«a chajitent en filant leUf qUcDouilIe.

Z,es nonnes sont malades^ Malades à leur iour; Les nonnes soûl malades ^ Malades dans la iour~~~

GODELIVE-

...VoyonSj ne pleure plus Mal eine ; essuie tes larmes et descends au jardin. Il est midi.

LA NOURRICE

C'est ce que je lui dis depuis ce matin^ Madame. A quoi cela sert-il de s^abîmer les yeux? Elle ouvre sa fenêtre ce matin, elle regarde un che-

lO LA 1*RINCESSE MALEIKE

min vers la forêt et se met à pleurer; alors je lui dis : est-ce que vous regardez déjà le chemin vers la tour^ Maleine*,,

GODELIVE

Ne parle pas de cela 1

LA NOURRICE

Si, si, il faut en parler ; on en parlera tout à l'heure. Je lui demande donc : est-ce que vous regardez déjà le chemin vers la tour où l'on a enfermé, dans le tempsj la pauvre duchesse Anne^ parce qu^elle aimait un prince qu'elle ne pouvait aimer?..,

GODELI\-ïï-

Ne parle pas de cela 1

LA NOURRICE-

Au contraire, il faut en parler, on en parlera tout à F heure. Je lui demande donc... — Voici

£at»Marccllu3.

MARCELLUS

Eh bien^ Maleine ?

MALELV'E.

Sire?

MARCELLUS

Aimais-tu le prince Hjalmar?

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