SCENE II Un appartement du château
On d^ouvre b reine GtjiJ tlivc, la ptioce^tiie Maleine et la nourrice; eii«a chajitent en filant leUf qUcDouilIe.
Z,es nonnes sont malades^ Malades à leur iour; Les nonnes soûl malades ^ Malades dans la iour~~~
GODELIVE-
...VoyonSj ne pleure plus Mal eine ; essuie tes larmes et descends au jardin. Il est midi.
LA NOURRICE
C'est ce que je lui dis depuis ce matin^ Madame. A quoi cela sert-il de s^abîmer les yeux? Elle ouvre sa fenêtre ce matin, elle regarde un che-
lO LA 1*RINCESSE MALEIKE
min vers la forêt et se met à pleurer; alors je lui dis : est-ce que vous regardez déjà le chemin vers la tour^ Maleine*,,
GODELIVE
Ne parle pas de cela 1
LA NOURRICE
Si, si, il faut en parler ; on en parlera tout à l'heure. Je lui demande donc : est-ce que vous regardez déjà le chemin vers la tour où l'on a enfermé, dans le tempsj la pauvre duchesse Anne^ parce qu^elle aimait un prince qu'elle ne pouvait aimer?..,
GODELI\-ïï-
Ne parle pas de cela 1
LA NOURRICE-
Au contraire, il faut en parler, on en parlera tout à F heure. Je lui demande donc... — Voici
£at»Marccllu3.
MARCELLUS
Eh bien^ Maleine ?
MALELV'E.
Sire?
MARCELLUS
Aimais-tu le prince Hjalmar?