ACTE PREMIER
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MALKINE.
Ouî^ Sire,
MARCELLUS
Pauvre enfant!.., mais raimes-tu encore ?
MALELVE.
Oui^ Sire.
MARCELLUS
Tu Vaimes encore ?
MALEIKE.
Oui<
MARCELLUS
Tt3 Faîmes encore après?.*,
GODELIVE
Seigneur^ ne VefFrayez pas !
MAECELLUS.
Mais je ne Feffraye pas! — Voyons^ je viens ici en véritable père, et je ne songe qu^à ton bonheur, Maleine* Examinons cela froidement. Tu sais ce qui est arrivé : le vieux roi Hjalmar m^ outrage sans raison ; ou plutôt, je soupçonne trop bien ses raisons!,,. Il outrage ignoblement ta mèrcj il t'iosulte plus bassement encore, et sli n'avait pas été mon hôte, s'il n^avait pas été là, sous la main de Dieu, il ne serait jamais sorti de mon château! — enfm; oublions aujourd'hui.
— Mais, est-ce à nous que tu dois en vouloir ?
— est-ce à ta mère ou est-ce à moiPVoyons^ réponds^ Maleine ?
Norij Sire<
MALHÏNE.
MARCELLUS
Alors pourquoi pleurer? Quant au prince Kjalmar^, il vaut mieux l'oublier; et puisj comment pourrais- tu Taimer sérieusement ? vous vous êtes à peine entrevus ; et le cœur à ton âge est comme un cœur de cire ; on en fait ce qu*on veut. Le nom de Hjalniar était encore écrit dans les nuages^ un orage est venu et tout est effacéj et dès ce soir tu n'y songeras plus* Et puisj croistu que tu aurais été bien heureuse à la cour de Hjalmar ? Je ne parle pas du prince^ le prince est un enfant ; mais son père, tu sais bien qu'on a peur d'en parler... Tu sais bien qull n*y a pas une cour plus sombre en Hollande ; tu sais que son château a peut-être d'étranges secrets. Mais tu ne sais pas ce que Ton dit de cette reine étrangère; venue avec sa fille au palais d'Ysselmonde, et je ne te dirai pas ce qu'on en dit ; car je ne veux pas verser de poison dans ton cœur, — Mais tu allais entrer, toute seule, dans une effrayante forêt d'intrigues et de soupçons! — Voyons, répondsj Maleine ; n'avais-tu pas peur de tout cela ? et n'était-ce pas un peu malgré toi que tu allais épouser le prince Hjalmar ?