ACTE CINQUIÈafE
ANGUS
Et la princesse Maleine, Hjalmar?...
HJALMAR.
Vous la verrez ici avant la fin de...
Ici la petite porte que la nourrice a laissée entr'ouverteLs* met à battre sou» on coup de vent qui fait trembler les lumières.
LE ROI^ se levant.
Ah!
ANNE
Asseyez-vous ! asseyez-vous ! Cest une petite: porte qui bat... Asseyez-vous; il n'y a rien !
HJALMAR.
Mon père^ qu'avez-vous donc ce soir ?
ANNE
N'insistez pas; il est malade. — a un seigneur.. Voudriez-vous aller fermer la porte ?
LE ROI
Oh ! fermez bien les portes ! — Mais pourquoi» marchez-vous sur la pointe des pieds 2
HJALMAR.
Y a-t-il un mort dans la salle ?
LE ROI
Quoi ? Quoi ?
I70 LA PRINXESSE MALEINE
HJALMAR.
On dirait qu'il marche autour d'un catafalque !
LE ROI
Mais pourquoi ne parlez-vous que de choses terribles ce soir?...
HJALMAR.
Mais^ mon père...
ANNE
Parlons d'autre chose. N'y a-t-il pas de sujet plus joyeux ?
UNE DAME d'honneur.
Parlons un peu de la princesse Màleine...
le ROI^ se levant.
Est-ce que ? est-ce que ?. . .
ANNE
Asseyez-vous! asseyez-vous!
LE ROI
Mais ne parlez pas de la...
ANNE
Mais pourquoi ne parlerions-nous pas de la princesse Maleine ? — Il me semble que les lumières brûlent mal ce soir.
Le vent en a éteint plusieurs.