‹ Théâtre: mystère, comédies et ballets (volume 2)Chapitre 139 sur 235 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Hilarion témoigne la plus vive terreur en devinant les projets de ses camarades. « C'est, un endroit maudit, leur

dit-il, c'est le cercle de danse des Wilis! » Il leur montre la tombe de Giselle... de Giselle qui dansait toujours. Il la désigne par la courounc de pampres qu'on lui mit sur le fiout pendant la fête, et qui est appendue à la croix de marbre.

A cet instant, on entend sonner minuit dans le lointain : c'est l'heure lugubre où, selon, la chronique du pays, les » Wilis se rendent à leur salle de bal.

Hjlarion et ses compagnons écoutent l'horloge avec erreur; ils regardent en tremblant autour d'eux, s'attendant à l'apparition des légers fantômes. « Fuyons, dit Hilarion, les Wilis sont impitoyables ; elles s'emparent des voyageurs et les font danser avec elles jusqu'à ce qu'ils meurent de fatigue ou soient engloutis dans le lac que vous voyez d'ici. »

Une musique fantastique commence alors; les gardeschasse pâlissent , chancellent et s'enfuient de tous côtés , ayee les signes du plus grand effroi, poursuivis par des feux follets qui apparaissent de toutes parts.

Page 1