‹ Théâtre: mystère, comédies et ballets (volume 2)Chapitre 140 sur 235 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Une gerbe de jonc marin s'entr'ouvre alors lentement, et du sein de l'humide feuillage ou voit s'élancer la légère Myrtha, ombre transparente et pâle, la reine des Wilis. Elle apporte avec elle un jour mystérieux qui éclaire subitement la forêt, en perçant les ombres de la nuit. Il en est ainsi toutes les fois que les Wilis paraissent. Sur les blanches épaules de Myrtha, palpitent et frémissent des ailes diaphanes dans lesquelles la Wili peut s'envelopper comme avec un voile de gaz.

Cette apparition insaisissable ne peut rester en place, et s'élançant tantôt sur une touffe de Heurs, tantôt sur une branche de saule, voltige cà et là, parcourant et semblant

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reconnaître son petit empire, dont elle vient chaque nuit prendre de nouveau possession. Elle se baigne dans les eaux du lac, puis se suspend aux branches des saules et s'y balance.

Après un pas dansé par elle seule, elle cueille une branche f de romarin, et en touche alternativement chaque plante, * chaque buisson, chaque touffe de feuillage.

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