FIN DE PAQUERETTE
LA PREMIÈRE REPRÉSENTATION
DE
Est-ce la peine, parce que noua avons écrit sous la dictée des jambes de Gerrilo ce feuilleton prématuré, qu'on appelle un livret de ballet, d'aller chercher un critique au coin pour parler eampendieu* sèment de la chose? Sans amour-propre excessif, M. de Jouy pouvait dire tout le bien du monde o> la musique de Rossini dans GuiUautnê Tell, cela ne le regardait en rien ; nous ne torons pas ce qui noua empêcherait d'admirer, comme tout le monde; une charmante danseuse. L'objection que nous avons expliquée par quelques lignes, les scènes et les pas où elle déploie sa grâce, ne nous parait pas valable, et nous l'applaudirons en toute sûreté de conscience, comme le premier étranger venu, quoique notre nom ait été prononcé à ce propos ; ne faut-il pas que tout soit signé maintenant, même le canard le plus inoûensif, même le ballet où on ne dit mot, et qui sera bientôt 1a seule-besogne que pourront faire les poètes, et les nom* mes de style T
Tous les pas de Gerrito et de Saint-Léon — noua le disons sans rougir — ont été accueillis par dés bravos enthousiastes. Dans le premier tableau, on la voit sous un charmant costume de paysanne tout de dentelles, de satin et de fleurs, qui a le mérite d'être de la plus adorable fausseté ; au second, elle porte l'habit d'homme avec une aisance et une gentillesse extrêmes ; au troisième, elle apparaît dans une vapeur de gaze blanche, où tremblent des frissons argentés; au quatrième, la leste jaquette hongroise serre sa taille mince ; et la bottine aux talons sonores emprisonne ne» petits pieds. — N'est-ce pas assez T