‹ Théâtre: mystère, comédies et ballets (volume 2)Chapitre 75 sur 235 · SCÈNE IX GÉRONTE, VALÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE IX GÉRONTE, VALÈRE

GÉRONTE

Eh quoi ! c'est vous encor ?

s VALÈRE.

Mon oncle, je l'avoue, C'est moi.

GERONTE.

Vos pieds prendront racine dans la boue; Au même endroit planté vous restez trop longtemps, Mon cher, et vous aurez des feuilles au printemps,

VALÈRE

Je venais pour...

GÉRONTE

C'est bien ; allez-vous-en!

VALÈRE

De grâce!

GÉRONTE

Pas de grâce! •

VALÈRE

Mon oncle! ah ! que je vous embrasse!

GÉRONTE

Non ! non ! quel embrasseur que monsieur mon neveu !

VALÈRE

Mon oncle, il faut qu'ici je vous fasse un aveu...

GÉRONTE

Je refuse l'ouïe à tout aveu !

VALÈRE

Mon oncle!...

GÉRONTE

An beau milieu du nez qu'il me pousse un furoncle* . Si j'écoute jamais rien de ce que tu dis !

Je t'ai déshérité: de -plus, je te maudis !...

VAL ÈRE

J'aime...

GÉRONTE

Jeune indécent, quel mot cru sur ma nuque Vos impùdicités font rougir ma perruque !

vai.ère.

Oui j'aime Inez...

GÉRONTE

Assez ! Si je vous vois encor Dans ces lieux... Regardez ce jonc à pomme d'or!

Valère s* éloigne. Entre Frontin, qui échange avec lui un sign*.

d'intelligence.

VALÈRE

Mon oncle, vous avez des façons violentes.

GÉRONTE

Décampe... j'ai les mains de colère tremblantes.

valère. '

Calmez-vous... je m'en vais... maintenant mon destin Dépend de l'heureux sort des ruses de Fronlin.

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