SCÈNE IV
CÉrvONTE, FRONTIN, MAIUNETTE.
GERONTE.
Me voilà délivré de ce fieffé vaurien ! Il aura beau crier, je ne lui rendrai rien ; Car comment a-t-il pu, même étant économe, Moi ne le payant pas amasser cette somme?
FROMTLN.
Il VOUS a détroussé.
ÎIARIA'ETÏE.
C'est limpide.
FROiMJiN.
L'argent l)u drôle est vôtre. Un maître un peu moins indulgent L'enverrait, sur la mer, écrire avec des plumes De (piinze pieds, coiffé, dans la crainte des rhumes, D'un suj)erbe bonnet du ronge le plus vif.
MARIKLTTE.
Vous tromper! c'est affreux! Vous si bon! si naïf!
GÉRONTE
Je suis assez vengé si je n'ai rien à rendre.
LF. TRICOUNK K.N CH A:sTÉ. -ir,l
Et j'aime autant qu'il aille ailleurs se faire pendre,
FRO.MIN
Tiv^j-bion ! mais vous voilà sans valet maintenant.
GÉROME
Sans valet, tu l'as dit. 0 revers surprenant!
Un homme comme moi sans valet ! quelle honte!
FnONTIN.
De ses augustes mains, certes, monsieur Géronte Ne peut pas aux regards des voisins ébaubis, Peindre en noir sa chaussure et battre ses babils.
GÉRONTE
Non; l'on ferait sur moi cent brocards, cent risées.
M.VRINETTE.
Qui suifera, le soir, vos boucle'* défrisées?
GÉRONTE
Dans quel gouffre de maux suis-je tombé, grand Dieu !
MAr.iNF.TTE.
Qui viendra, le matin, vous allumer du feu?
GÉr.ONTE.
Je me sens affaissé... la tristesse me gagne;
Ab ! Champagne, mon bon, mon fidèle Cbampagne,
Tu me manques !
FRONTIN
Vn sot !
Vu ivroene!