TIIÊATRr
FliONTIN.
Un voleur!
GKRO.NTF.
D'accord; mais, s'il volait, j't'Iais lo rpccleiir; \i\, désormais, le fruit de ses... économies, Il le (l(''|>osf'i'a dans des mains ennemies.
FRONTIN
C'est vraiment donlonrenx ; mais, piiisqn'il est eliassé, N'y pensez pins.
GÉItOiNTE.
Par (|ni sera-t-il remplacé ?
Ilélas ?
I l'.O.NriA.
l'ar nidi.
MARIiNETTF.
Par moi.
(iÉRONTE.
Frontin on Marinetle?
Qnei choix emharrassant !
FRO.NTIN.
Monsieur, je suis hoiuièle, A(Mi[', inlelligent, mangeant })eu, buvant moins.
Pour un maître, monsieur, j'ai mille petits soins : Je bassine son lit, je clianlîe ses pantoulles, Je lui tiens son bougeoir, je loi lais.. .
FRONTIN
Tu t'ossouffles, Ma chère ! Laisse-moi la parole uii moment. Si je m'offre, monsieur, c'est par pur dévonement; .'e ne veux rien de vous, rien, ou fort peu de chose ; Vingt écus !
GÉRONTE
Ce garçon plaide fort hien sa cause.
.le te prends.
MARINETTE
Quinze écus, et l'honneur d'être à vous, De mes peines seront un loyer assez doux ; Car je sers pour la gloire,
GÉRONTE
Elle est, ma foi, gentille; .l'aune sa bouclio eu co'ur et son œil (jui sciuliUe. ,1e te [)rends.
FRONTIN
Dix écus, monsieur, me suffiront.
GÉRONTE
Je te retiens.
MARINETTE
Monsieur, ne soyez pas si prompt. Jetiensplus, près d'un maître, auxégards qu'au salaire. Donnez-moi cinq écus, et je fais votre affaire.
fiÉRONTE.
C'est conclu, Marinetto.
FRONTIN
Unemiiiiitr; moi, Jo ne demande rien du tout!