PROLOGUE
STRUENSEE
(Inédit)
Pour un drame invisible ouvrez les yeux de l'àmo. Ici, pas de tlu'àtre à la rampe de flamme, Fantastique univers borné par des rayons, Panoiama changeant de décorations, Où le comédien, ce masque de l'idée, Promène l'action costumée et fardée.
Deux muses, seulement, couple au front étoile
Pont l'une cbantera quand l'autre aura parlé
Clio, la poésie, Euterpe, la musiipie.
Viennent vous dérouler une vie liéroïque
Et du sein de l'histoire évoquant le passé Ressusciter pour vous tout un monde effacé Quijadis sur la scène, à la voix du poëte, Palpitait et marchait dans sa forme complète.
Le grand compositeur au renom immortel,
Comme un lierre pieux embrassant un autel,
Enlaça, mariant son génie au génie,
Le drame fraternel avec son harmonie ;
Et moi j'ai mission de prêter une voix
A tous ces vagues briiils résonnant à la fois,
Comme un bois dont le vent agite les ramures,
Chants d'amour et de mort, fanfares, bruits d'armures
Que l'orchestre grondant sous le drame inquiet
Bourdonne sourdement ainsi qu'un chœur muet.
En Danemarck, trônait, triste et pâle fimtùme^ Dans ses mains embrouillant les rênes du royaume, En monarque débile, un Charles deux du Xord, Christian, pauvre roi qu'écrase un poids trop fort. Parti du fond du peuple et du peuple ayant l'àme, Aimant ce qu'il admire, évitant ce qu'il blâme Struensée, un penseur, grand cœur et nom obscur, k. gravi cette pente oii nul n'a le pied sur. Souverain sans couronne, il règne, il administre,