‹ Théâtre: mystere, comédies et balletsChapitre 151 sur 228 · SCÈNE YI · texte numérisé non relu

SCÈNE YI

a — Tu danseras doue toujours? dit-elle à Giselle, If^Sdir... le matin... c'est une véritable passion... et rela, au lieu de travailler, de soigner le ménage.

(i — Elle danse si bien, dit Loys à Bertbe.

« — C'est mou seul plaisir, répond Giselle, comme lui, ajoute-t-elle eu montrant Loys, c'est mou seul bonliour ! ! !

a — Bail! dit Bertbe. Je suis sûre que si cette petite folle mourait, elle deviendrait ^Vili et danserait même après sa mort, comme toutes les lilles qui ont trop aimé le bal !

« — Que voulez-vous dire? s'écrient les jeunes vendangeuses avec effroi, en se serrant les unes contre les autres. »>

Bertbe, alors, sur une musique lugubre, semble dépeindre une apparition des morts leveuant au monde et dansant ensemble. La terreur des villageoises est à son comble. Giselle seule eu rit, et répond gaiement à sa mère qu'elle est incorrigible, et que, morte ou vivante, elle dansera toujours.

<( — Kt pouitant. ajoute Bertbe. cela ne te vaut

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rien ,. il s'agit de ta santé, de ta vie peut-être!. .

(( — Elle est bien délicate, dit-elle à Loys, la fatigue, les émotions lui seront funestes; le médecin l'a dit, cela peut te porter malheur. »

Loys, trouljlé par cette conlidence, rassure la bonne mère, et Giselle, prenant la main de Loys, la presse sur son cœur, et semble dire qu'avec lui, elle n'a jamais de dangers à craindre.

Des fanfares de chasse se font entendre au loin. Loys, iutpiiet à ce bruit, donne vivement le signal dn départ pour les vendanges, et entraîne les paysannes, taudis que Giselle, forcée de rentrer dans la chaumière avec sa mère, envoie un baiser d adieu à Loys, (pii s'éloigne suivi de tout le monde.

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