‹ Théâtre: mystere, comédies et balletsChapitre 16 sur 228 · CHRISTUS · texte numérisé non relu

CHRISTUS

i*aix, Magdeleine! respectez un peu la plus belle jîlle de mon poète Shakspeare.

BLANCHEFLOR.

Si j'avais un amant qui ressemblât au jeune seigneur peint sur cette miniature, je serais bien heureuse.

LE PRÊTRE

0 salutaris liostia!

SATANAS, se sauvant.

Jo brùlo! je brûle!

^.I.A^'c^EFLOR.

Est-ce que j'ai dormi et rêvé? Où est donc le livre que je tenais tout à l'heure?

ALIX

Tu cherches ton livre? le voilà.

Elle lui donne son véritable livre de messe. BLANf.HEFLOR.

Mon Dieu! pardonnez-moi la coupable distraction que j'ai eue pendant votre sainte messe : il s'est passé en moi quelque chose qui n'est pas naturel : l'air que je respirais m'enivrait comme du vin ; mon souflle me brûlait les lèvres, les oreilles me tintaient, mes tempes battaient, des images impures dansaient devant mes yeux. Je ne me suis jamais sentie ainsi.

LE PÈRE ÉTERNEL

Pauvre enfant ! je le crois bien ! Mizaël, descends lui dire que je lui pardonne.

MIZAEL.

Blanchcdor, Dieu vous pardonne.

BLAXCHEFLOR.

.le me sens plus tranquille.

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