SCÈNE VII
CÉLINDE, FLOKINE, LE DlC
CELINDE.
Ciel ! le duc !
FLORINE
Monseigneur ! quoi ! c'est vous V
LE DUC
Moi-même,... charmante sauvage, je vous trouve enfin ! Voilà trois semaines que mes grisons battent la campagne pour vous déterrer.
FLORINE
Le t'ait est que nous étions au bout du monde.
LE DUC
Vous me haïssez donc bien, mauvaise, que vous vous êtes expatriée pour ne plus me voir ! A propos, voilà l'écrin que vous m'avez renvoyé, comme si j'étais un traitant. — Un honnne de qualité ne reprend jamais ce qu'il a donné.
CÉLlNDE.
Monsieur !
108 TUEATUE.
FLOrj.NE.
Il n'y a (|uc les gens de race pour avoir de ces pidcédés-là.
LE DUC
Vous aviez un caprice pour ce petit freluquet ; ce n'ûlait pas la peine de vous enfuir pour cela. — Un lioniuic d'esprit comprend tout. Je me serais arrangé de façon à ne pas rencontrer Saint-Albin, ou plutôt il fallait me le présenter. Je l'aurais poussé s'il avait eu quelque mérite. Une jolie fenmie peut avoir un philosophe comme elle a un carlin, cela ne tire pas à conséquence;.
CÉLLNDE.
Saint-Albin a su m'inspirer l'amour de la vertu.
LE DUC
Lui ! .le n'en voudrais pas dire de mal, car j'aurais l'air d'un rival éconduit; mais ce cher monsieur n'est pas ce qu'il paraît être, conmie on dit dans les romans du jour, ou je me trompe fort.
FLORIXE.
Je suis de l'avis de M. le duc, M. Saint-Albin a des allures qui ne sont pas claires pour un honnne patriarcal et bocager.
CÉLLNDE.
Florine... ]
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