GEORGES, PAUL
GEORGES
Non, non, cent fois non!
l'ALL.
Caliiic-toi !
GEORGES
Avec son llcgiiic anjilais, ii iii'a mis hors de moi. Oue Dieu damne ses yeux, (jue le diable l'emporte! Lu iiKil de plus, j'allais lejelei' à la })orle.
l'AlI..
La, la, Georges, tout beau! modère ce courroux, Ne })leurc pas; voyons : lu seras son époux; Lord Durlev ne l'a pas dans sa poche enlevée, Kl pour moi, je renonce à l'union rêvée. Tu l'aimes donc beaucoup?
(loimnc im l'on, comme un sot.
Je vivrais d'un soui'irc et je mourrais d'un mot.
l'AlLi
Gomme ou clianiie! Dailleiu's lu n as l'ien \ii (pii puisse Faire croii'e (pielle aime im aulr^' ou le liaïsse'.''
GEORGES
liien; c'est vrai. — Je me suis enii»oité sans raison.
l'Ail..
Eli bien, mariez-voiis et laites un garçon; Je serai son ])arraiii, nous vivrons en l'ainille; Mais, à j)ropos, (pii donc est cette jeune lille, Ht conmient se l'iit-il que tu sois son tuteur'/
1,\M(UI1 SOUFFLE MF U. YF.FT. I i7
GEORCES.
In onfuiil à r|iii j'ai sorvi do liioiifailoiir.
l'Ail..
C'est très-beau ! — Qui t'aurait, avant cette œuvro pie, Soupçonné do nioralo et de jjliilaMtluojtir!
tlEOUGES.
Ma disparition, dont on a tant parlé.
Par là s'explique.
PAUL
Où diable étais-tu donc allé?
GEORGES
A ma terre d'Elcy. — Là, travaillant sans trêve Sept ans, comme un sculpteur, jai modelé mon rêve.
PAri..
Pour te faire une fenmie en marbre; — c'est bien dur, Dieu blanc, bien nu, bien tVoid et tout aussi peu sur : Comment ce beau projet te vint-il à la tète?
GEORGES
Tu venais de partir pour Vienne. — Une coquette
Avait à mon orgueil joué l'un de ces tours
Que d'avance on prévoit, mais qui blessent toujours.
J'étais seul. Cette vie à soi-même pareille
Où l'on fera demain ce ([u'on a fait la veille,
Me fatiguait. — J'avais assez d'entendre, au son
Des pièces d'or, chanter la banale cbanson.
Et mou s|)]oen s'ennuyait de demander asile
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Au temple liospilaliei- do la Vriiiis facile.