I.WI.M.V
KIi si, |iiii>i|iio ji' r.iinii
It'amonr on d'aiiiifir?
r.AVIMA.
Je n'en sais rien moi-mèmo.
.le ne connais Tanionr, ne l'ayant pas senti. One comme l'on connaît les mœnrs de Taïti Snr les récits de Cook et do IhniKnit d'I ivilli'. On la mei-, par Gudin, quand on reste à la ville; Me trouvant bien chez moi, je n'ai pa^ vovaLré.
GEORGES
Tu n'en as pas l'envie?
LAVLMA.
Et pourquoi faire? — J'ai, C'est toi qui l'as permis, In les chants des poctes. Des mystères du cœur Ikièles interj)rètes. Dans leurs livres, que nul n'a fermé sans émoi. Plus d'un groupe idéal a passé devant moi, Souriant ou pensif et les mains enlacées :
162 TIIÊATRK.
Franccsca, Paolo, chèros ombres blessées,
Ilerminie ot Tancrède, Angélique et Méflor,
Amiiilc et son berger, et bien d'autres eucor;
Près d'IIanilet, Ophélic effeuillant sa couronne,
Juliette penchée au balcon de Vérone
A qui Roméo dit : « Ne crains rien, mon amour.
Ce n'est pas l'alouette et ce n'est pas le jour! >»
Faust au jardin de Marthe emmenant Marguerite,
Virginie avec Paul qu'un seul jupon abrite?
Saint-Preux et sa Julie aux bosquets de Clarens,
Miss Ilarlowe, qui songe entre ses \ieux parents
Aux moyens d'envoyer sa lettre à Lovelace ;
Mais leurs feux m'ont laissée aussi froide que glace,
Et mon cœur, préservé par quelque talisman.
S'en tient, en fiùt d'amour, aux amours de roman.
Encor souvent trouvai-je avec leurs hyperboles
Les héros enragés, les héroïnes folles.
Et je pense que Dieu là-haut me prépara
Pour être le Ivaled d'un vertueux Lara.
Je te suivrai partout sous un habit de page.
Et nous courrons le monde en galant é(juipage.
GEORGES
Eh quoi ! tu n'as jamais éprouvé ces langueurs Que la brise d'avril apporte à tous les cœurs, Cette délicieuse et tendre inquiétude Qui, par la rêverie interrompant l'étude.
I/AMOim SOUFFLE OU IL VEUT.
Vous fait roslor Id'il Tixo et le cniulc appuyé Sur Sliakospeai'c iuconipi'is ou Mozart ou]ili(''?
* Ln snilc a c'ii' i'i;an'o et n'a pu riiv ifh'oiivt'c. .
PIERROT POSTHUME