ACTE TROISIÈME
COIP.TIX
Voilà... J'ai de gros... très gi^os ennuis... (Biron se renirogne, Courtin s'embarrasse.) Un malheur n'arrive jamais seul... (Un temps.) Le Fover.. mon pauvre Foyer... pour qui j'ai tant lutté... Oui... nous traversons une crise... — ce n'est qu'une crise — mais une crise en ce moment... vous en sentez bien tout le danger?... (Geste indécis de Biron.) Je VOUS demande votre avis...
BIRON, cv.-isivcmcnt.
Mon Dieu!... continuez donc.
COIUTIN
Si on ne lui vient en aide... le Foyer peut être perdu... Tous mes efforts auront été perdus... Je ne puis me faire à cette idée... (in temps.) Enfin;., j'ai pensé qu'un homme généreux... un homme de cœur... un homme comme vous, Biron...
liinoN
Dites donc... dites donc... mon petit Courtin... je no veux pas être trop dur... je vois l'état où vous êtes... mais, sérieusement, comme vous ne vous mettez pas à l'envers pour me taper de cent louis... sérieusement... vous ne songez pas qu'avec un boniment, vous allez, comme ça, avant le déjeuner, me faire cracher la forte somme pour une œuvre de charité ! Ah I non ! . . .
COURTIN
Qu'est-ce qui vous prend? Vous êtes extraordinaire....
BIRON
C'est trop bête, ma parole!... Vous finissez par èti^e dupe de vos phrases... Le Foyer ! le Foyer!
cour.Ti^
COLUTIN, se loA'aiit.
Le Foyer est une œuvre extrêmement utile... foncièrement humaine... Une belle œuvre!...
LH'.ÛN
Fuut !
COlP.Ti.N
Vous m'avez dit, vous-même, du Foyer : « Voilà du bon socialisme ! »
IilP.O>i
J'ai dit ça, moi ?
Vous...
BIRO.V
Alors, j'ai dit ça pour rirel... Mais je me ndie du Foyer, mon bon ami... Le Foyer, c'est de la biague... ce n'est rien... Tenez, j'aimerais mieux vous voir une écurie de courses... Au moins, c'est quelque chose... et ça vous coûterait moins cher... à moi aussi !
COURTIN, levaiit les bras.
Une écurie de courses 1
De vous à moi... le Foyer vous a été utile... vous vous en êtes servi pour toutes sortes de choses... Très b.'en... je trouve ça très bien, ah! mais sapristi!... ne venez pas me raconter des histoires... qui feraient sourire un actionnaire...
Un temps.
COLT.TIN, leiitcment,
El s'il n'y avait pas que le Foyer?... (Un temps.) S'il y avait des comptes à reuih^e et qu'on ne puisse pas?