‹ ThéâtreChapitre 152 sur 190 · ACTE SUPPRIME · texte numérisé non relu

ACTE SUPPRIME

contraire... Je suis contenîe de vous... (Regardant la porie (iccoréc.} Votre porte est très bien... elle est très bien, votre porte... (Elle recule pour juger de l'elfet, prend son face à

main.) Très bien!

LOUISEITE, radoucie.

Elle n'est pas mal...

MADEMOISELLE RAMBERT, lorgnant Louiselte et s'approchant.

Et puis... vous... VOUS êtes bien coiffée, au moins...

à la bonne heure ! (A peine lui a-t-id'e touché les clieveux que

Louisctie recule. Et votre robe?... C'est vous qui l'avez faite?... Toute seule?

LOUISETTE

Dame! j'ai pas de couturière.

MADEMOISELLE. RAMnERT, rianl.

Tournez-vous un peu!... (Elle la fait tourner.) Est-elle coquette?... Ah! elle fait bien fout ce qu'elle veut I... Mais voilà!... il faut que iiiadcmoiselle veuille... Vous ne voulez pas souvent... (Louisette détourne les yeux.) V'ous avez votre tête, Lapar. .. Ah! je voudrais bien savoir ce qu'il y a dans celte petite tête-là!... Ne froncez pas les sourcils, vous cachez vos yeux... C'est dommage... (I.ouisette sourit.) Vous êtes donc bien malheureuse, ici?

LOIISETTE

Où voulez-vous que j'aille?

MADEMOISEME RAMBERT

Mais je ne veux pas que vous vous en alliez. . . (S'osîcyant sur le hanc de gauche.) Ah ! que cVsl donc bon de s'asseoir un instant. (Elle tire sa montre.) Mes pauvres jambes ont bien mérité un instant de repos. (Renïilant). Mon Dieu! qu'il vient donc une bonne odeur de ce jardin. LOLI-Ef îE, qui embobine sa ficelle.

C'est les lilas...

MADEMOISELLE RAMEERT

Elle a bien dit ça. (L'imitant.) C'est les lilas!... (Louisett. se met à rire.) Pourquoi me faites-vous toujours la tête?..

LOUISETTE, le menton baissé. S'il vous plaît? (Si ou plet?)

MADEMOISELLE RAMBERT

Je VOUS demande pourquoi vous me faites toujours la tête?

LOUISETTE, même altitude.

Je ne vous fais pas la tête.

MADEMOISELLE RAMBERT, la prenant par le l>ras.

On dirait que je ne vous connais pas... Vous me faites la tète... (Cliangeaut de ton.) Dites donc, ma petite, vous n'êtes pas maigre?

LOUISETTE, dégageant son bras, enjouée.

Je suis comme Fleurance... j' suis à point...

Se sentant regardée, elle détourne les yeux.

MADEMOISELLE RAMBERT, l'imitant.

J' suis à point... (Changeant de ton). Venez VOUS asseoir là.

LOLISETTE

Je suis pas fatiguée.

Elle s'éloigne un peu.

MADEMOISELLE RAMBERT

Vous avez donc peur que je vous fasse du mal?... Je ne vous mangerai pas...

LOLISETTE

Oh ! je me mettrais en travers.

Elle s'approche.

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