‹ ThéâtreChapitre 20 sur 190 · SCÈNE VI CÛUUTl.N, LUDOVIC RELAIll, puis CHARLES DUFRÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI CÛUUTl.N, LUDOVIC RELAIll, puis CHARLES DUFRÈRE

BELAUl, à qui Courlin a serré la main, avant de s'asseoir dans le lauteuil qu'on lui désigne.

Mon cher maître, tout ù l'heure, dans votre antichambre...

COLRTIN

Excusez-moi, mon cher confrère, de vous avoir fait attendre...

BELAIR

Ce n*est pas à vous à vous excuser, mon cher maître, mais à moi qui viens accaparer un temps précieux, et que le malheur réclame... (S'asseyant.) Dans ce beau salon, assis entre deux bonnes sœurs et un vieillard, au milieu des enfants, des nourrices, de pauvres femmes, je ne pouvais m'empêcher de songer à quelqu'un dont vous avez écrit la vie, daiis votre admirable livre : La Charité orâonnée... Je songeais à saint Vincent de Paul...

COURTIX

Monsieur. . .

BELAI P,

Et je rougissais de l'objet de ma visite, qui va déranger de si nobles occupations...

COCRTIN

Mais, monsieur... je me dois à tout le monde.

BELAIR

Je n'oublie pas, mon cher maître, que je suis devant l'homme dont on a pu dire qu'il administrait la compassion de ses contemporains...

COURTIX, souriant.

Oui... Oui... Une phrase d'Anatole France, mais du temps où il commençait déjà à se moquer de nous...

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