ACTE DEUXIÈME
THÉRÈSE, s'asseyanl sur le canapé.
J'avais juré que je ne vous recevrais plus... jamais... Mais vous avez raison... Il faut en finir une bonne fois!
(Tapant sur le cauapù. H faut en finir I BIRO.N
Allons I... voyons... ne vous emportez pas... Nous pouvons bien causer... Et dabord, je suis votre ami, pas autre chose. Ah!...
THÉRÈSE
Je la connais, votre amitié!... Vous ne comprenez même pas... Je ne suis pas bien...
BIR0>', vivement.
Vous êtes souffrante ?
THÉRÈSE
Oui... c'est-à-dire... j'aurais besoin de repos... d'être seule... d'être à moi.
BIRON
Pauvre amie 1
THÉRÈSE
Vous aussi, vous alL-z me plaindre ?
EIRON
■ Je ne comprends pas...
Peu importe... (S'adossant.) Enfin, j'ai toutes sortes d'ennuis.
BIRO.N
Vous voyez... Ce serait impardonnable de vous priver d'un ami tel que moi !
THÉRÈSE
Parce que vous êtes riche?
BIRON, TÏvement.
Il ne s'agit pas de ça.
THÉRÈSE, se levant.
Je n'accepterai plus jamais rien de vous... Alors?
Elle s'accoude au dossier d'un fauteuil. BIRON
Me croyez-vous incapable de me mettre à votre disposition ?
THÉRÈSE, interrompant.
Oh I je sais...
BIRON
Non... pour rien... pour vous voir heureuse...
THÉRÈSE
Pendant huit jours... oui... Après, je vous trouverai partout, sur mon chemin, à attendre...
Elle se remet à marcher.
BIRO-N
Vous serez bien libre.
THÉRÈSE
Mais non... je ne serai pas libre... D'ailleurs, je ne veux rien de vous, rien de personne... Est-ce net?
Elle s'assied.
BlRON
Et comment ferez- vous ?
THÉRÈSE
Je changerai ma vie.