SCÈNE IX COURTIN, L'ABBÉ LAROZE, MADEMOISELLE RAMBERT
COLIITIN
Ah 1 vous voilà !
MADEMOISELLE [rAMBERT
J'attends depuis un bon moment, monsieur le président.
C0URTI>'
Et moi, mademoiselle... je vous attends depuis ce matin.
MADEMOL'^ELLE rampert
Il fallait me prévenir... Vous savez que tous les
mercredis... (Geste de Courlin ; haussement d'épaules de l'abbé. J
En tout cas, monsieur l'abbé le sait, lui !
l'abbé
Oh ! moi, mademoiselle... je ne m'occupe que de mes affaires... que de mes affaires...
COURTlA
Vous devez savoir pourquoi je vous ai convoquée ?
MADEMOISELLE RAMBERT
Aucunement...
L'abbé rioche, se frotte les mains, Mlle Rambert le regarde, haus;e les épaules.
COCRTIN, tout à coup furieux, croisant les bras.
Savez-vous, mademoiselle, quelle distance il y a entre les lits?... dans les dortoirs ?
MADEMOISELLE RAMBERT, étonnée.
Quoi ?
COURTIN
Vingt centimètres, mademoiselle... à peine vingt centimètres... et savez-vous combien de baignoires ?
Ce n'est pas d'aujourd'hui... (Regardant Courlin avec surprise.) Je ne comprends pas.
C0URTL\, se calmaiît un peu.
C'est vrai... Je m'arrête à des vélilles... quand j'ai à vous reprocher des choses si graves... si scandaleuses. l'abbé Si abominables !...
11 se frotte les mains.
COCRTIN
J'ai vu Louisette Lapar...
l'abbé, virement.
Mademoiselle ne niera pas...
mademoiselle rambebt, à l'abbé.
Qui vous dit que je veuille rien nier ? Je revendique, au contraire, la responsabilité de mes actes.
l'abbé
De tous ?
mademoiselle RAMBERT
De tous...
l'abbé Même de l'escamotage des obsèques... (Levant les bras.) Oh ! de la pauvre petite Mézy...