‹ Théâtrè par Jean LorrainChapitre 68 sur 113 · VOIX DENFANTS ET DE FEMME.S · texte numérisé non relu

VOIX DENFANTS ET DE FEMME.S

Alléluia! à madame Marie Et saint Gilain, par les bois rajeunis, Portons l'encens de la forêt fleurie Et le salut des muguets et des nids.

LA REINE

Qu'est-ce que ces chants?... déjà la procession'?

C'est le pèlerinage, madame ; on voit la flamme des cierges dans les branches.

LES VOIX, reprenant.

Alléluia! Pour madame la Reine Nous implorons dans ton j^rand palais vert, Forêt, le calme auguste du vieux chêne Et la fraîcheur de la source au tlot clair.

LA REINE

Les pèlerins! et ce monstre auprès de moi? Va-t'en, vat'en!... Écarte de moi cette horrible bête, Raimbaude.

^La reine s'écarte violemment de la béte, la chasse d'un geste; Raimbaude ramasse des pierres et les lui jette. La béte lâche le manteau de la reine et s'arrête a quelques pas, suppliant encore.)

LA REINE, avec un grand cri.

Chasse-la.

(La bète disparaît avec un geste de désespoir.)

VOLK DE FEMMES ET D'ENFANTS, se rapproclmut.

Alléluia! Faites qu'elle guérisse, La boune dame, et nos petites mains Te béniront, Terre aimante et nourrice Qui fais mûrir l'épi sur les chemins.

(Le cortège des pèlerins, composé de diacres et de clercs, suivis de femmes du peuple et de la bourgeoisie tenant des enfants devant elles, défile lentement devant la reine, les enfants sont en habit de fête et couronnés de fleurs, ils tiennent des encensoirs et des cierges.)

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