‹ ThéâtreChapitre 17 sur 116 · VOIX D'ANTIGONE · texte numérisé non relu

VOIX D'ANTIGONE

Yanthis !

YANTHIS

Ce baiser... Puis, écoutez ces voix!

Ma nourrice m'appelle, elle vient...

(Repoussant Gamillus.)

Par les bois Fuyez.

GAMILLUS

Que crains-tu donc?

YANTHIS

Que sais-je? tout peut-être!

GAMILLUS

Tout!

YANTHIS 65

YANTHIS

Un immense effroi me glace et me pénètre. Va-t'en, j'ai peur pour toi.

CAMILLUS

Tu m'aimes donc?

YANTIII>^

Va-t'en.

CAMILLUS

Tu m'aimes? re'ponds-moi!

PRLSCA, s'avançanl à demi.

Seigneur, il n'est que temps.

Partons.

CAMILLUS

Tu m'aimes donc?

YANTIIIS

Puisque j'ai peur!

CAMILLUS, la serrant.

Tu m'aimes!

YANTHIS

Il en doutait... Va-t'en, mais aux moments suprêmes Au moins, dis-moi ton nom que je puisse en rêver.

CAMILLUS

Camillus.

PRISCA, s'avancant tout à fait.

Il est temps, seigneur, de s'esquiver.

(Camillus fait un mouvement pour se dégager de l'étreinte de Yanthis.'i

YANTHIS

Camillus, ah ! demeure.

CA^[ILLUS

Au bas de cette porte Je frapperai trois coups demain soir; fais en sorte D'être là.

YANTHIS

J'y serai, mais donne encor ta main.

(Elle s'attache au corps de Camillu>. Camillus la baise avec transport.)

Camillus !

CAMILLUS, fuyant.

Tu reviendras?

CAMILLUS

Demain.

(Camillus et Prisca s'esquivent par la petite porte qu'ils poussent contre le mur. Yanthis reste seule, elle va en chancelant s'asseoir sur le banc.)

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