‹ ThéâtreChapitre 30 sur 116 · DEUXIÈME GARDE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME GARDE

Moi, je connais aussi ce costume...

(Arrive le capitaine des gardes.)

LE CAPITAINE

On bavarde, Et l'on rit. Est-ce ainsi que Ton monte une garde?

(Montrant Camillus et Prisca.)

Vous permettez d'entrer à des bohémiens!

PREMIER GARDE

Capitaine, excusez, ces deux musiciens Attendent le congé de la reine malade.

Ils veulent, paraît-il, lui donner une aubade ; Le myrrhe à ce sujet consulte en ce moment Sa Majesté la Reine.

CAMILLUS

Ah! c'est un châtiment, Prisca ! Nous expions les forfaits d'une race Effrayante de rois qui n'a jamais fait grâce; Et le sort aujourd'hui torture sans pitié Dan^ elle, l'humble fille, et dans moi, l'héritier

De vingt rois d'IIiyrie agrandis par leurs crimes, Du passé des aïeux nous sommes les victimes, De mon père, du sien... car enfin ses yeux morts, Pourquoi n'y voient-ils pas? et c'est là mon remords! Ils ont été brûlés dans quelque tragédie De palais, où mon père, infâme perfidie. Aura... Prisca, j'ai peur, j'ai honte d'y songer!

LE CAPITAI.NE, montrant Camillus.

Le plus jeune non plus ne m'est pas étranger.

Il flotte dans ces lieux comme une odeur d'intrigue.

Surveillez-les de près.

PRISCA

J'éprouve une fatigue Dans le dos comme un homme en train d'être épié.

(Il se retourne, aperçoit les gardes causant et se rapproche vivement du prince.)

Nous nous sommes fourrés, je crois, dans un guêpier, Seigneur, observez-vous. Là-bas, on vous observe.

LE CAPITAINE

Il faut que ma mémoire en ce cas-ci me serve!

(A haute voix.) Prisca!

cPrisca se retourne.)

C'est lui.

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