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ACTE TROISIEME

La scène représente un campement avec de nombreuses tentes. — A droite et à gauche, des arbres sur des inégalités de terrain.

// règne une demi-obscurité.

Un factionnaire veille devant la tente de Vincent.

Landry sort avec précaution de la sienne et regarde autour de lui. Il veut être bien certain que le factionnaire se trouve placé de façon à ne pas le voir.

Rassuré, il prend la musette qu'il dissimulait sous son habit.

Après avoir cherché quelques instants l'endroit où il pourrait la cacher, il avise un arbre dont le feuillage lui parait assez touffu.

Mais, après quelques réflexions, il ne trouve pas l'endroit sûr.

Soudain il se frappe le front, il a une meilleure idée.

Il tire son sabre, creuse l'un des tertres derrière le pied d'un arbre, et, le trou fait, y dépose la musette, puis la recouvre de terre qu'il s'empresse de piétiner.

Ce travail achevé, il s'assure encore que le factionnaire n'a pu le voir.

Au moment de regagner sa tente, il se ravise.

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