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ACTE TROISIEME

S'il allait, plus tard, ne pas reconnaître l'arbre receleur!

Il rement vers les arbres. Il cherche et se trompe.

Ce n'est pas celui-là, dit-il.

// finit par retrouver l'endroit par la terre fraîchement tassée.

Pour éviter une nouvelle erreur, il fait alors, avec son sabre, une large entaille à l'écorce du chêne.

Enfn, tranquillise, il se glisse avec précaution sous la tente on dorment encore ses camarades.

Arrive Narcisse, tenant à la main une lanterne sourde qui lui sert à guider ses pas et ceux de Lucette.

Après quelques recherches, ils aperçoivent la sentinelle.

C'est lui qui garde Vincent, dit Lucette.

Mais comme ils approchent de la tente, le factionnaire croise la bdionnette.

Qui vive !

C'est en vain que Lucette l'implore. Vincent est du même pays qu'elle. Elle voudrait avoir un entretien avec lui.

Au fond, elle regrette très vivement d'avoir été si rigoureuse à l'égard de son fiancé lorsqu'il a été arrêté.

Passez au large, répond le factionnaire. J'ai ma consigne.

Pendant ce colloque, enveloppée d'une mante, et s' appuyant sur un bâton, madame de Verville arrive du côté

opposé et, clans l'obscurité, se cogne contre l'arbre au pied duquel gît le trésor.

La peur la prend, elle se laisse choir sur le tertre même où Landry a caché son larcin. Assise, éplorée, à bout de forces, elle fait des gestes de détresse.

Autant mourir ici, puisque je suis rainée !

Cependant l'air de la nuit la saisit et la ranime. Elle entend marcher. Elle se lète et se butte contre Lucette et Narcisse qui, de guerre lasse, renonçant à l'espoir de fléchir la sentinelle, se disposaient à s'en aller.

Narcisse s'efforce de retenir la vieille dans ses bras, mais le choc a été assez violent pour la pousser jusqu'au factionnaire.

Alors, possédée par son idée fixe, elle réclame impérieusement, à ce dernier, la restitution de son argent.

Le factionnaire hausse les épaules et se met à se promener de long en large, en l'éloignant doucement chaque fois qu'il la retrouve sur son passage.

Lucette et Narcisse partent désolés de n'avoir pu rien obtenir.

La vieille, elle, va de tente en tente, errant comme une folle, cherchant son voleur, et bientôt elle disparait aussi.

Cependant le jour se lève peu à peu.

Le clairon sonne la diane.

Le camp se réveille.

Les hommes sortent un à un, arec des mouchoirs autour de la tête.

Lis se débarbouillent.

Les uns astiquent les boutons de leurs habits, d'autres poudrent leurs catogans, d'autres enfin raccommodent leurs chaussures usées.

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