ACTE TROISIEME
genoux, la sentence, qu'il fait signer ensuite à ses deux collègues.
On sent que Vincent est perdu.
Les autres officiers regagnent leurs sicges et l'accusé est ramené devant le conseil.
Le colonel lit le jugement.
Vincent est condamné à mort par deux voix contreune.
Il écoute son arrêt avec calme. Cependant, s'il maîtrise son émotion, il ne peut s'empêcher de laisser couler ses larmes.
Je ne méritais pas un châtiment si implacable, mais je saurai mourir en soldat !
Le conseil de guerre se retire.
On ramène Vincent à sa prison.
Les soldats enlèvent les tambours et en portent un devant la tente du condamné. Celui-ci s'assied sur le tambour et demande de quoi écrire.
On lui donne du papier, une plume et de l'encre.
Alors Vincent fait ses adieux à Lucette dans une lettre qu'il plie, en y plaçant la petite fleur séchée qu'il a reçue de sa fiancée et qu'il embrasse tristement.
Landry, sortant d'un groupe de soldats, se dirige vers Vincent, auquel il serre hypocritement la main.
Mon pauvre ami !