‹ ThéâtreChapitre 133 sur 156 · MARGOT · texte numérisé non relu

MARGOT

Certainement, en ciiangcant son costume avec le mien, mais il faut pour cela que je parvienne à le voir, à l'approcher.

Lucette embrasse Margot arec transport et la remercie de son décollement.

Elle n'est plus jalouse ! Elle a tout oublié !

Puissicz-vous réussir dans votre entreprise !

Margot parlemente un instant arec le factionnaire.

Apres tout, elle est du régiment. Il finit par la laisser entrer chez Vincent. Toutefois, pour les surveiller, il relève les deux côtés de l'ouverture de la tente.

Margot explique rapidement à Vincent son projet d'évasion.

Celui-ci secoue tristement la tête.

On me croirait coupable, dit-il, je préfère mourir innocent.

Margot est au désespoir.

Le factionnaire tient toujours à distance Lucette qui fait de vains efforts pour se montrer à Vincent.

Margot, devant l'insuccès de sa démarche, sort désolée de chez Vincent.

Il est perdu, dit-elle à Lucette.

Celle-ci, que Narcisse veut éloigner, tient à voir Vincent une dernière fois. Elle ne le quittera pas jusqu'à la fin.

Des hommes en armes arrivent.

C'est le peloton d'exécution.

D'un autre côté, une corvée de soldats s'approche pour creuser la fosse où doit être enterré Vincent.

Déjà elle est à l'œuvre.

Landry, sombre, s'approche. Il est inquiet. Il voudrait empêcher que l'on creusât à l'endroit de sa cachette. — // fait tous ses efforts pour entramer plus loin les terrassiers.

Mais le caporal qui les commande a choisi l'emplacement.

Il persiste dans les ordres qu'il a donnés. Mécontent de l'intervention opiniâtre de Landry, il lui met une pioche à la main et lui commande de se joindre aux fossoyeurs.

Landry, pris de terreur, s'appuie contre un arbre en chancelant.

Pendant ce temps, le sergent, avec son peloton d'exécution, est allé vers Vincent.

Il lui dit que l'heure fatale est arrivée.

Vincent répond qu'il est prêt.

On le conduit devant la fosse qu'on achève de creuser.

Le peloton d'exécution se prépare.

Le caporal vient alors pour bander les yeux du condamné.

Celui-ci refuse courageusement.

Il verra la mort en face.

Pendant ces préparatifs, retentit un bruit métallique.

C'est une musette remplie d'or, que la pioche d'un terrassier vient de rencontrer.

Un des soldats se baisse, la prend, lapasse au caporal,

Page 1