ACTE TROISIEME
qui l'ouvre, en remuant le contenu, et regarde le numéro matricule.
C'est la musette de Landry ! s'écrie-t-il.
Les jambes du coupable flageollent comme celles d'un homme ivre.
Mais le sergent place ses hommes. Il commande au peloton d'exécution d'apprêter ses armes.
Un roulement de tambours se fait entendre.
A ce moment, madame de Verville réparait au fond.
Je le verrai au moins fusiller, ce bandit !
Les fusils s'abaissent.
Encore quelqiies secondes et Vincent aura cessé de vim'e, quand le caporal fait signe au sergent :
Arrêtez! Vincent est innocent! Nous tenons le voleur.
// court vers le sergent, lui montre la musette pleine des objets dérobés et lui démontre par le numéro qu'elle appartient à Landry.
L'émotion de tous est profonde.
Landry est arrêté.
Ses camarades le traitent de misérable et tous les personnages restés au fond s'avancent.
Margot lui dit :
Tu as creusé toi-même ta fosse !
Landry est entraîné au dehors. On jette à la vieille avare la musette retrouvée. Elle se précipite dessus, compte son or et ses bijoux.
Il ne manque rien.
Dans sa joie, elle veut embrasser tout le monde.
On la repousse.
Lucette tombe dans les bras de Vincent.
Puis elle se retourne et prend la main de Margot qui se trouve à sa gauche, tandis que Vincent en fait autant de son côté pour Narcisse, qui est à sa droite.
Lucette, voyant que ce dernier, très attendri, essuie une larme, passe doucement devant Vincent, et placée ainsi entre eux, elle regarde Narcisse avec compassion, lui tend affectueusement une main, puis, posant l'autre sur son cœur en regardant tendrement Vincent, elle semble dire :
Que l'un aura tout sou amour et l'autre toute son amitié.
RIDEAU