‹ ThéâtreChapitre 14 sur 156 · SCENE DEUXIEME · texte numérisé non relu

SCENE DEUXIEME

LA MOUT

Une dame de tes amies.

POLICHINELLE

Une dame ! Que me vonlez-vous?

LA MORT

Temmener tout simplement.

POLICHINELLE

Ce désir mt^ flatte, mais vous suivre de confiance, non !... On vous voit à peine.

// reut soulerer le voile de la Mort.

LA MORT, écartant la main de Polichinelle. Indiscret !

POLICHINELLE

Comme cette main est froide ! (A part.) A qui diable ai-je affaire? (A la Mort.) Votre voix mest inconnue, Madame, il me semble que je n'ai jamais eu lavantag-e de vous rencontrer.

LA MORT

Pardon, mon cher Polichinelle, j'étais à l'enterrement de ta femme.

POLICHINELLE

Ah ! vraiment!

LA MORT

Tu ne te souviens pas de m'avoir vue aux funérailles (hi Commissaire ?

POLICHINELLE

Ma foi ! je n'y étais pas.

LA MOUT

Et ce pauvre notaire à (|ui tu n'as pas laissé seulement le temps de faire son testament?

POLICHINELLE

Bah ! il en avait tant fait d'autres ! Vous vous intéressiez à ce notaire, Madame ?

LA MORT

Je conduisais le deuil.

POLICHINELLE, à part.

Mais, c'est une personne funèbre !

LA MORT

J'ai versé quelques larmes aux obsèques de ce malheureux gendarme.

POLICHINELLE

Moi pas.

LA MORT

Etait-il bien nécessaire de pendre le bourreau ?

POLICHINELLE

Ah ! permettez!... j'avais à choisir, ou de le pendre ou d'être pendu... je n'ai pas hésité... Etiez-vous bien aussi avec le bourreau ?

LA MORT

Il m'avait rendu quelques services...

POLICHINELLE

Le bourreau... vous seriez donc?

LA MORT

La Mort !

POLICHINELLE, ÙMC Uïl friSSOïl.

La Mort ! San Godeni ! je me disais aussi : A qui diable le bourreau a-t-il pu rendre quelques services? Ah ! vous êtes la Mort? Je n'avais jamais souhaité vous

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