‹ ThéâtreChapitre 142 sur 156 · SCENE SIXIEME · texte numérisé non relu

SCENE SIXIEME

odieusement enfermée. Vite, venez vite, il faut ouvrir la porte, il faut délivrer cette dame.

l'ouvrier Bon, bon, j'ai compris. Ne vous emballez pas, il faut ouvrir cette porte. J'ai votre affaire et ça ne va pas être long.

Il rentre dans sa boutique.

JULES

Bravo, brava. Enfin ! sauvés.

l'ouvrier, sortant de la boutique.

L'aventure est vraiment drôle. Et l'autre qui a enfermé sa femme, croyant ainsi sa tête à l'abri des cornes. Au fond, ça peut n'être pas bien ce que je fais là. Bast! est-ce que ça me regarde les affaires du voisin ? Je suis serrurier. Je fais mon métier. Je ne connais que ça...

Allons ! à la besogne ! Diable, ça ne va pas être commode. Quelle serrure !

PAUL, apparaissant.

C'est solide, mon vieux.

JULES

Un peu de courage, voyons.

l'ouvrier Oui, vous êtes pressé, vous. Mais c'est dur, allez. Ah! enfin, crac, un tour.

JULES

Bravo !

PAUL

L'animal !

316 GIBOULEES DE CŒURS

l'ouvrier

Crac, le second tour.

JULES

Bravissimo !

PAUL

Va-t-en au diable !

l'ouvrier Crac, le troisième tour, maintenant.

JULES

Quel artiste !

Je suis perdu.

PAUL

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