‹ ThéâtreChapitre 16 sur 156 · SCENE DEUXIEME H · texte numérisé non relu

SCENE DEUXIEME H

LA MOitT

La plus grosse bon teille se vide.

POLICHINELLE

Je ne le sais que trop, malheureusement !

LA MOHT

Et cela ne ta pas ouvert les yeux?

POLICHINELLE

Jusquiei, les petites femmes les ont tiouvés bien ouvoi'ts... bien pélillauls...

LA MOHT, jiassaiil (Irrrirrr l*oHrliinelle.

Je ne suis pas venue pour plaisanter, Polichinelle ; ton heure a sonné.

POLICHINELLE

A quel cadran, Madame?

LA .MOHT

A riiorloge de la destinée.

POLH.IHNELLE

Je crois (prelle avance beaucoup.

LA .MOltT

11 faut me suivre.

POLICULNF.LLK

En sabots... Permettez-moi au uKuns de clianger de chaussnres.

LA MOlîT

Tu as cinq nunutes pour manifester tes dernières volontés.

POLICHINELLE

Ce sera vite fait, ma dernière volonté est de rester ici.

LA MORT

C'est impossible ! Allons ! en route.

POLICHINELLE

Prenez-vous à droite ou à gauche ?

LA MORT

Suis-moi, te dis-je.

POLICHINELLE

Je ne suis que mes fantaisies.

LA MORT

Fais ton paquet.

POLICHINELLE

Je voyage sans bagage.

LA MORT

Tu vas mourir.

POLICHINELLE

Vous me mettez déjà la mort dans Tàme.

LA MORT

Cesse de railler.

POLICHINELLE

Il faut bien rire un peu. Voyons, madame la Mort, est-ce qu'entre amis, il n'y a pas moyen de s'arranger ?

LA MORT

Tu as donc cru que j'étais ton amie ?

POLICHINELLE

Vous vous étiez présentée comme telle, et je pensais...

LA MORT

Assez de verbiage !

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