SCENE DEUXIEME H
LA MOitT
La plus grosse bon teille se vide.
POLICHINELLE
Je ne le sais que trop, malheureusement !
LA MOHT
Et cela ne ta pas ouvert les yeux?
POLICHINELLE
Jusquiei, les petites femmes les ont tiouvés bien ouvoi'ts... bien pélillauls...
LA MOHT, jiassaiil (Irrrirrr l*oHrliinelle.
Je ne suis pas venue pour plaisanter, Polichinelle ; ton heure a sonné.
POLICHINELLE
A quel cadran, Madame?
LA .MOHT
A riiorloge de la destinée.
POLH.IHNELLE
Je crois (prelle avance beaucoup.
LA .MOltT
11 faut me suivre.
POLICULNF.LLK
En sabots... Permettez-moi au uKuns de clianger de chaussnres.
LA MOlîT
Tu as cinq nunutes pour manifester tes dernières volontés.
POLICHINELLE
Ce sera vite fait, ma dernière volonté est de rester ici.
LA MORT
C'est impossible ! Allons ! en route.
POLICHINELLE
Prenez-vous à droite ou à gauche ?
LA MORT
Suis-moi, te dis-je.
POLICHINELLE
Je ne suis que mes fantaisies.
LA MORT
Fais ton paquet.
POLICHINELLE
Je voyage sans bagage.
LA MORT
Tu vas mourir.
POLICHINELLE
Vous me mettez déjà la mort dans Tàme.
LA MORT
Cesse de railler.
POLICHINELLE
Il faut bien rire un peu. Voyons, madame la Mort, est-ce qu'entre amis, il n'y a pas moyen de s'arranger ?
LA MORT
Tu as donc cru que j'étais ton amie ?
POLICHINELLE
Vous vous étiez présentée comme telle, et je pensais...
LA MORT
Assez de verbiage !