‹ ThéâtreChapitre 17 sur 156 · SCENE DEUXIEME · texte numérisé non relu

SCENE DEUXIEME

POLICHINELLE, sc mciiaut à genoux.

Oh ! chère Madame, la vie est si belle, que je voudrais ne pas la quitter oneore.

LA MORT

Tes prières sont inutiles, c'est en vain ((ue tu voudrais te soustraire à ma puissance. J'emmène tous les jours des héros, des ministres et des rois.

polu:hi.\elle Les Iiéros ont fait pleurer plus d'un mortel, moi, je les ai toujours fait rire ; un liéros ne vaut pas Polichinelle.

Musique.

LA MORT

Vil bouffon! (Elle prend m faux près de la tonnelle.) Finissons-en ! (Elle lui lance un coup de faux.)

polichinelle, faisant la nique.

Pas touché !

LA MORT

Es-tu touché cette fois ? (Second coup de faux dans le ride.)

polichinelle, faisant une gambade pour éiiter le coup. Mais, alors, c'est la danse macabre!

LA MORT

Attends! (7:7/6 frappe uti troisième coup encore inutilement.) Je vais te faire danser.

poLR^HiNELLE, riant et chantant.

Pan ! Pan !

Qui est-ce qui est là ?

C'est Polichinelle qui danse

Pan! Pau!

Qui est-ce qui est là ?

C'est Policliinelle que x'\h !

LA MORT

Le drôle se moque de moi. (Dernier coup de faux.) POLICHINELLE, agitant son mouchoir.

Tenez, Madame, je demande à parlementer. (La musique cesse.) Vous avez trop fauché aujourd'hui, vous êtes fatiguée. Voulez-vous accepter une trêve? J'ai une communication à vous faire.

LA MORT

Que veux-tu dire ?

POLICHINELLE

Savez-vous qu'on vous a calomniée? Je vous croyais décharnée, et pas du tout, vous êtes très gentille. C'est-à-dire qu'on vous aimerait si vous n'étiez pas si iroide, si sévère...

LA MORT

Vrai ! Eh bien ! viens près de moi, nous causerons, ami Polichinelle.

POLICHINELLE

Vous n'aurez pas de rigueurs ?

LA MORT

Peut-être.

POLICHINELLE, va s'osscoir avec défiance en regardant la faux.

Mais avant, déposez, s. v. p., ce vilain instrument si désagréable aux humains.

LA MORT

Jamais, c'est ma toute puissance.

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