‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 126 sur 220 · LA REINE · texte numérisé non relu

LA REINE

Les quartiers qui avoisinent le château nous sont dévoués ?

(Un bruit de tambours monte du dehors.)

RŒDERER, tendant la main vers îa fenêtre.

Vous entendez, madame, que la garde nationale y commence de battre le rappel. Mais je ne me charge pas de dire si ceci est un bataillon qui veut défendre le Roi, ou l'attaquer.

(Une violente rumeur a éclaté derrière la porte de l'antichambre.)

MARIE -ANTOINETTE, à demi redressée.

Là!... Que se passe-t-il là?

2uy

M A D A M K C A M P A N , airèlmil l'clan des gentilshommes.

Messieurs, entourez la Reine. Je suffis pour aller voir.

(Elle sort par la porte de raiiticbatiibre qu'elle referme. Le bruit s'apaise.)

SCÈ'ME IV

Les Mêmes, moins MADAME CAMPAN.

JARJAYES, à Radi-rcr.

Dans cet instant qui précède l'explosion de l'émeute, vous qui êtes chef du département, ne vous sentez-vous pas le devoir de proclamer la loi martiale?

RŒDERER

En ai-je le droit?

{Il va vers un candélabre placé près de la pendule et consulte un document, sous couverture aux trois couleurs, qu'il a tiré de sa poche.)

SCÈ'ME V Les Mêmes, MADAME CAMPAN.

MARIE-ANTOINETTE, rt madame Cawpnn qui revient de l'antichamhie.

Ce vacarme, que signifiait-il?

MADAME CAMPAN

Madame, ce n'était qu'une dispute entre deux gardes de vos appartements.

MARIE-ANTOINETTE

A quel propos?

MADAME CAMPAN

L'un soutenait que le Roi se conforme à la Constitution, et qu'il le défendrait au péril de sa vie.

MARIE-ANTOINETTE

Que disait donc l'autre?... Voyons, madame, répondez !

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