ACTE II, SCÈNE IX
Paris a, dans sa charge, la sécurité du cliâteau! Il doit, par sa présence, nous répondre sur sa tête qu'il ne médite aucune trahison!... (Élevant tout à fait la voix.) Il faut que M. Pétion vienne aux Tuileries signer l'ordre de repousser la force par la force... Si le peuple tire, c'est h lui, avant tout autre, de commander qu'on tire sur le peuple. Sire, faites chercher M. Pétion!
LOUIS XVI
Qu'on le cherche !
J.\RJ.\YES, poussant eu avant Suleaii, avec qui il vient d'avoir un colloque.
Mais oui ! Il n'y a plus d'étiquette ; il n'y a plus rien!... Allez, parlez!
SULEAU, <i Louis XJ'I.
Sire, je ne demande qu'un uniforme de garde national et une patrouille dont j'aurai choisi les hommes. Et ce qui est humainement possible pour ramener M. Pétion, je le ferai.
LOUIS XVI, a Suh-au.
Bien, monsieur ! . . . Réussissez \...(A Jarjayes.) Veillez à ce qu'on accorde tout ce qu'il faudra.
286 TlIÉROIGNE DE MÉRICOURT
MARIE-ANTOINETTE, à Siileaii.
Monsieur, je suis à une heure où chaque dévouement me touche jusqu'aux larmes!...
(Elle lut tend la tiiain.)
SULKAU, très ému, s' inclinant sur celte main.
Oh!... Votre Majesté!
(Il sort avec Jarjayes par la porte de l'antichambre. Les gentilshommes, qui les entouraient , sortent en même temps.)