‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 163 sur 220 · ACTE III, SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XVI

THEROIGNK, lejetèc sur un sopha, et tenue par Siileati.

A moi !

s U L E A U , (j/(.v gardes.

Criez plus fort qu'elle! Criez : Vive Théroigne !

LKS G AKD ES, à la fetiétre.

Vive Théroigne!

(Leurs vo!x couvrent celle de celle dernière. Ils hrandisscnt leurs bonnets.)

THÉROIGNE, défaillanle.

Misérables !

UN G A R D E , 5« retournant.

Les insurgés saluent. Ils repartent.

(A la cantonade :)

Aux armes I citoyens !

Formez vos bataillons!

Marchons! Marchons!

Les voix du refrain s'évanouissent dans l'éloignement.)

SULKAU, s'èlant emparé de l'écrit, et y jetant un coup d'œil.

Parfait! (Il lâche Théroigne, qui demeure anéantie.

330 THÉROIGNE DE MERICOURT

// va regarder par la fenêtre. Aux gardes.) La rue se vide . Descendons 1 . . . (Arrivé prés de la porte de gauche, il se retourne en ricanant.) Ha I ha ! lu ! vive Tliéroigne !

(Il sort avec les gardes.)

SCÈ'ME XVII

THÉROIGNE, seule, revenant à elle.

Si l'insurrection est vaincue, pourtant!... (De la rue montent des éclats de rire et la voix de Siileau criant ironiquement encore : Vive Thèroigne!) Si cet homme a bien prévu ! . . . Va-t-il donc rentrer aux Tuileries, tenant dans sa main les plus fortes têtes de la Révolution!... Comment l'empêcher ! . . . Où le rejoindre ! . . . Oh ! lui faire barrer le passage! lui reprendre sa proie!... (Elle s' apprête à sortir, et jette un regard dehors.) L aurore approche... Comme le ciel est rouge!

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