‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 176 sur 220 · BRIS SOT · texte numérisé non relu

BRIS SOT

Nous l'attestons.

RŒDERER

Vous devez donc ouvrir vos rangs, aux termes de la Loi et au nom de la Liberté.

VOIX DANS LA FOULE

Vive la Loi!... Vive la Liberté!...

(Le passage se fait un peu moins difficile.)

MARIE-ANTOINETTE, dans un cri éperdu.

Ah!... Mon fils!...

LE CITOYEN -GÉANT, qui s'est emparé de l'enfant, et qui, du milieu d'un groupe, à bout de bras, le montre.

Je ne lui ferai pas de mal.

MARIE- ANTOINETTE

Rendez -le- moi I... Mesdames, faites -moi rendre mon fils !

LA BRANCHU

Oui donc ! Rendez le petit !

LK CITOYRN-GÉANT, chaigcaul k Dauphin sur son épaule.

C'est pour qu'on ne l'étouffé pas. Je le porterai ainsi jusque dans la salle.

(La foule éclate en applaudissements.) MARIE-ANTOINKTTE, au géant.

Passez devant.

(Le cortège royal disparait par la porte de l'Assemblée.)

Q.UATRIÈMK CITOYEN, désignant les Tuileries.

Et maintenant le Château est à nous!... Allons en prendre possession au nom de la Patrie. S'il y a des pillards, qu'il en soit fait une justice immédiate!

LA FOULE

Oui.

aUATRIÈME CITOYEN.

Aux Tuileries !

LA FOULE

Aux Tuileries !

Page 1