‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 177 sur 220 · ACTE IV, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VIII

SCH'N.E VIII Li:s MÊMES, THÉROIGNE.

TIIHROIGNE, venant du fond, ks hra s levés comme une prophétcsse, et refoulant les assistants.

N'allez pas aux Tuileries!... On a le sentiment que ceux qui entrent s'y prennent dans un piège !

DHUXIl'-MK CITOYEN.

C'est vous qui parlez de prudence, citoyenne Théroigne?... vous qui avez reçu la couronne civique pour votre énergie, à la manifestation du 20 juin!

THÉROIGNK.

Je vous dis que le Château, dans ce moment, n'est plus qu'un guêpier terrible !... Toutes les fenêtres de la première cour sont hérissées de dards et de pointes de fusils. Sur chaque marche du grand escalier il y a des gardes suisses, l'arme en joue... Devant cela, je me

suis opposée en vain à une marche sans but, dans ces corps de bâtiments qui n'ont plus d'âme depuis que la royauté s'est retirée d'eux. Mais elle y a laissé des milliers de serviteurs; et ceux-là, n'ont-ils pas pour mission de préparer le retour, en balayant la place?

(On entend le canon et une forte salve de nionsqneterie.)

LA FOULE, effarée.

Ah!

LA BRANCHU

Et le père de mes enfants, qui est là-bas!

(Elle veut s'élancer vers les Tuileries.)

THÉ K OIGNE, l'arrêtant.

Si le père est mort, gardez la mère en vie I (On entend un feu de file.)

LA FOULE, avec une horreur redoublée.

Ah!

PREMIER CITOYEN

Courons à l'aide !

Oui!

THÉROIGNE, contenant la foule.

Encore une fois, vous tous, arrière!... Ne

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