ACTE IV, SCENE X
SCÈ^KE X
Lks Mèmks, dkuxikmk Insurgé.
DEUXIÈMK INSURGÉ, arrivant en fuite par /(' perron.
La garnison des Tuileries fait deux sorties à la fois, sous le pavillon de Flore et sous le pavillon de l'Horloge. Les Suisses avancent par le jardin contre l'Assemblée!... Moi, je ne peux plus me battre, mon fusil a éclaté.
(On entend des détonations, au loin, du coté du jardin .)
THÉROIGNE, à la foule.
Apprêtez- VOUS au combat suprême ! Si l'Assemblée est aujourd'hui dispersée, vous ne pourrez jamais plus secouer le joug de l'esclavage!... Je sais, moi, lesquels de vos chefs doivent être déjà dénoncés, lesquels sont déjà promis, sans doute, aux supplices!... Et pour reconquérir ses libertés, lu nation n'est pas
près de retrouver d'aussi grands meneurs d'hommes !
(Des coups de feu encore.)
D i; U X I È M E INSURGÉ, rcganhwl vers le jardin.
On commence à distinguer l'uniforme des gardes rouges dans les fumées de la poudre.
VOIX DANS LA FOULK
Us vont nous tuer!
(Les femmes s'enfuient en criant, dans tous les sens.)
l'oFPICIER de garde, entrainani les hommes du ppsie.
Alerte!... Marchons à leur rencontre.
(Ils sortent par le perron.)
PREMIER SANS-CULOTTE, indiquant le passage des Feuillants.
Les royalistes qui sont enfermés là doivent périr avant nous.
LA hRA'HCHU , se redressant.
Oui, ces frères d'assassins! qu'on me passe un fusil pour qu'à leur tour, par une lucarne, j'en abatte!