ACTE PREMIER
Un salon. — Mobilier riche de bourgeois graves. — Une porte au fond. Une porte à gauche, au premier plan ; une autre porte à gauche, au second plan.
SCÈ'ME T%EMIÈ%E
VILARD-DUVAL, puis GUILLAUME LE BREUIL.
UN DOMESTIQ.UE, enliaitt pour annoncer.
M. Le BreuiL
VILARD-DUVAL
Faites entrer, et avertissez ma fille. (Le do-
' EiilereJ, accorJiiig lo Act of Coiigress, in ihe year IÇOS I'\ M' Paul Hervieu, in Ihe office of thc Lihrai ian of Coiigrcss, al JViishiiigloii. — AU Righis rescrved.
iiiestique sort et Le Brcnil est introduit.) Venez, mon
cher Guillaume...
GUILLAUME
Ne me faites pas languir, monsieur Vilard- Duval. Dites-moi vite.
VILARD-DUVAL
Eh bien ! ma femme refuse son consentement...
GUILLAUME
Oh ! je n'admettais pas que ce fût possible ! . . . Vous m'aviez prévenu, pourtant!
VILARD-DUVAL
Vous savez donc bien que ce refus ne vise en rien votre personne... Ma femme estime en vous le fils excellent d'un de mes anciens collègues à la Cour. Elle rend hommage à cette sorte de chevalerie que vous ont conférée les entreprises lointaines, vos luttes avec la nature, dans les pays de grand élevage et de grandes chasses... Bref, elle déclare que vous seriez le gendre de son choix si Marianne était veuve. Mais elle n'est que divorcée : l'acte auquel sa mère refuse de souscrire, c'est un mariage sans bénédiction religieuse.