‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 203 sur 220 · ACTE V, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIII

daicnt : « — C'est pourtant toi!... C'est toi qui nous as tranchées au ras des épaules, ouvrant ainsi les sources rouges, vidant les précieux réservoirs de sang qui se sont perdus en cette mer fumante. C'est toi, égale aux pires [tyrannies, toi! toi! Révolution! »

LA FOUL1-

Silence!

THÉROIGNK.

Écoutez encore! Écoutez : quand on vous aura jeté les Girondins à dévorer, vos appétits réclameront à nouveau des autres, et puis des autres!...

l'orateur.

Mais qu'on la fasse taire ! . . . Emmuselez-la !

DEUXIÈME SANS-CULOTTE

A bas la Girondine !

LA FOULE

A la lanterne !

THÉROIGNE

tes flots sanglants de mon rêve, vous marchez à vous y engloutir, tigres insatiables!...

390 TJIÉROIGNE DE MÉRICOURT

LA FOULE

A la lanterne !

Brutes aveugles !

LA lOULE.

A mort! A mort!

PREMIER SANS-CULOTTE

Une corde, pour la pendre!

DEUXIÈME SANS-CULOTTK.

A l'arbre, ici !

(La foule s'est eiiiparce de Thcroignc. Un sniisculotle a couru chercher une corde.)

THÉROIGNE

Le lieu du crime sera celui de l'expiation... C'est bien!

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