‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 218 sur 220 · SCE'KE IV THÉROIGNE, SIEYÈS · texte numérisé non relu

SCE'KE IV THÉROIGNE, SIEYÈS

SIEYÈS, stupéfait.

Vous me reconnaissez?

THÉROIGNE

Je t'attendais.

SIEYÈS, de même.

Moi?

THÉROIGNE

Je t'ai mandé pour que tu apportes ton génie à la fondation de la République. Causons vite.

4l6 THKROIGNE DE MÉRICOURT

sans bruit. (Indiquant la place oh ont disparu les spectres.) Ils sont tOUS là !

SIEYÈS

Théroigne, faites un effort. Tâchez de ressaisir la réalité. Vous n'avez ici, auprès de vous, qu'un seul ami d'autrefois. . . Et je viens examiner s'il me serait possible d'améliorer votre sort.

THÉROIGNE

Le serment que ceux-là sont en train de faire à la liberté ou à la mort, tu peux t'y fier. Ils le tiendront, je te le garantis. S'ils ne triomphent pas, ils mourront... Veux-tu les rejoindre dans cette pièce où tu les vois?...

SIEYÈS

Je ne vois qu'une façade de pierre et de fenêtres grillées.

THÉROIGNE, impérieusement.

Là!... devant toi!... Il y a les plus rudes ouvriers de la Révolution : Desmoulins, Robespierre, Danton, Barbaroux...

SIEYES, doucement.

Les hommes qui portèrent ces noms se sont perdus par les plus funestes excès !

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