ACTE III, SCÈNE V
enfant chéri, tu en as conçu l'espoir dans l'asile où nous sommes. La flamme de son existence future s'est, ici-même, allumée dans ton être...
Comment avez-vous pu me quitter?... Ohl pourquoi ? pourquoi n'êtes-vous plus mon mari ?
MAX
Durant ces jours d'hier où nous empêchions notre enfant de mourir, n'as-tu pas éprouvé que c'était notre amour lui-même que nous rappelions à la vie ?
MARIANNE
J'avais beau lutter, oui, c'est vrai! j'éprouvais cela!
MAX
Ah 1 je savais bien ! . . . Dans l'ivresse de sentir notre fils vivant, il y a aussi une odeur enivrante d'amour qui refleurit. Ne te défends plus ! Reconnais-moi : c'est le père de ton petit, le père qui a désespéré de lui avec toi et qui t'a bien assisté de toute son âme!... Ce soir, que nous n'avons plus de crainte, ce soir, que nous avons mérité d'être heureux, le père s'approche
LE DEDALE
du lit de la mère... Aime-moi! Je t'adore!... Aimons-nous! Aimons-nous!
MARIANNE, dans le râle d'une voloiilc uionraute. Ah ! je suis à toi !