ACTE IV, SCKNK IV
Et le portier qui s'est empressé vers moi ! Et le valet de chambre qui m'a ouvert!... Guillaume ne peut manquer de savoir ma présence.
MADAME V I L A R D - D U V A L , pressant son mari.
Retenez-le. Gagnez des instants ! (A Marianne.) Passe dans ma chambre !
C'est cela! (A Marianne.) Disparais. (Il sort par le fond.)
SCETsiE IF
MADAME VILARD-DUVAL, MARIANNE
MARIANNE
Me sauver ainsi de pièce en pièce ! . . . Non ! . . . J'ai reculé devant le retour chez Guillaume,
IJ^ LE DKDALIC
parce que, ne voulant pas l'abuser, c'était venîr le braver. Mais, chez vous, je ne serai pas assez vile pour esquiver la rencontre.
MADAME VILARD-DUVAL
C'est bien lui, tu sais, qui est là, puisque ton père ne revient pas nous rassurer.,. Que vas-tu lui dire?...
MARIANNE
Ce qu'il faudra ! . . . Ce que je devrai ! . . . Je n'y ai pas réfléchi.
MADAME \-ILARD-DUVAL.
Oh !... Prends garde!... Tes mains sont gelées. Tu es hors de toi ! Tu serais sans mesure!...
MARIANNE
A l'instant d'aborder Guillaume, je ne serai jamais mieux... Pourquoi retarder l'inévitable?
MADAME VILAKD-DU VAL
Il y a peut-être moyen que j'amortisse le premier choc. Fais-moi la concession de passer par là. Pour moi, fais-le, je t'en prie!
ACTK I V , SCENE V 1)9
Soit!... J'attendrai.
M A D A ME %• 1 L A R D - D U V A L
Dépêchons !
M A lî 1 A N N E , <;v<ih/ g'ignè la porte du second plan, à ganchc.
J'attends. (Elle sort.)
SCE'H.E y