‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 84 sur 220 · ACTE IV, SCÈNE VIII 17I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VIII 17I

dricz-vous que je suppose?... (Avec une angoisse qui tâche de plaisanter.) Vous scricz alors revenue à regret? à contre-cœur? uniquement rappelée auprès de moi par le devoir? Vous seriez inconsolable de ne plus être la châtelaine de là-bas ! . . . Vous ne m'aimeriez plus?

MARIANNE

Mon sentiment pour vous, Guillaume, n'a jamais été si profond qu'en ce moment !

GUILLAUME

Ah! ma chère femme, voilà une assurance qui me fait du bien. Et j'en avais besoin!... Fort de cela, je me chargea présent de dissiper les fantômes que vous auriez encore dans l'imagination!... Vos parents s'offraient à prendre soin de vous quelque temps. Mais, pour choyer votre âme, personne ne s'emploiera aussi tendrement que moi, votre mari, moi, votre amoureux...

MARIANNE, reprise d'une autre épouvante. Vous n'allez pas m'emmener?

GUILLAUME

Je vais t'emporter, chez nous!...

LE DEDALE

MARIANNE

Oh! Guillaume!

GUILLAUME

Chez nous ! Devines-tu ce que ces deux mots t'expriment d'impatience dévorée, de désir fou!...

MARIANNE, le voyant avancer.

Qiie voulez-vous ?

GUILLAUME

T'embrasser !

MARIANNE

Ne me touchez pas! N'usez pas de votre force !

GUILLAUME, l'ètreignant.

Tu sais bien qu'il est toujours resté un peu de la brute en moi, même avec toi !

MARIANNE, siipplianle.

Lâchez-moi !

GUILLAUME

Un baiser, d'aborJ!

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