ACTE V, SCÈNi: II
MADAME V I L A R D - D U V A L
Comment te laisser à cette distance de l'habitation, dans un tôte-à-tête qui a pour moi quelque chose d'effrayant?... Nous autres, une fois rentrés l;\-bas, à peine entendrions-nous, si tu appelais !
Oh! ma femme!... Guillaume ne vient pas lever le poing sur clic!...
Voyons, mère! D'un tel homme, la seule chose qui ne soit pas à craindre, c'est une lâcheté.
J'ai eu tort, en effet. Ma défiance était indigne.
V I L A R D - D u V A L , à Marianne.
Alors, il n'y a plus d'objection : ici?
MARIANNE
Oui, ici.
(Fi'ard-Din'a! s'en retourne bar Vallée de droite.)
'9'' LE DEDALE
SCÈ'ME III
MADAME VILARD-DUVAL, MARIANNE
MADAME VILARD-DUVAL
Tu n'as, contre la fraîcheur du soir, qu'une mousseline sur les bras. L'humidité commence à tomber, sensiblement.
MARIANNE
Je ne sens pas le froid !
II serait trop tard quand tu le sentirais. Tu vas demeurer au bord du fleuve!... Cette fois, ma fille, il n'y a rien de chimérique dans mon alarme. Viens mettre un manteau.
MARIANNE
Oh ! ne m'attardez pas à cela !
MADAME VILARD-DUVAL
Quelque anxiété que j'aie, je ne peux rien