‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 106 sur 134 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

impressionnables. Si madame Fontenais demandait des raisons, ne lui donnez pas la vraie.

SABINE

J'ai compris.

LE DOCTEUR

Alors, au revoir, en septembre, à moins que tout aille si bien que vous ne me rappeliez même pas. (Il sort.)

SCÈX.E IX

SABINE, MADAME FOXTEXAIS, venant de sa chambre.

SABINE

Vous!

MADAME FONTENAIS.

Oui, moi ! Est-ce que ma présence a quelque chose de surnaturel, dans mon salon ? Crovaiton m'avoir jetée aux chiens?... Mais je viens, ma fille, pour qu'on oublie les mauvaises paroles qui, naguère, furent échangées entre nous... Je suis très pcinée que Marie-Jeanne

se soit rendue si malade à cause de ce que sa petite tête ne gouverne pas ma vieille caboche... Certes, je ne me reconnais pas plus responsable de son hystérie que je n'ai voulu me charger des fautes de son Didier. Ne revenons pas là-dessus... Ce que j'avais hâte de te dire, c'est que, bien entendu, pour tous les soins imaginables, les frais de voyage, dépenses de séjour, tu auras eu raison de compter sur moi.

SABINE

Je vous remercie.

MADAME FONTEXAIS.

Tu me boudes? Tu me gardes une grosse rancune? Tu me flétris peut-être?

SABINE

Je n'en ai pas le droit.

MADAME FONTENAIS.

Sache pourtant qu'il n'y a que moi qui t'aime !

SABINE

Ah! s: je n'avais pas la tendresse de Marie- Jeanne pour y appuyer mon cœur, je ne me sentirais guère aimée.

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