‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 111 sur 134 · ACTE III, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XI

règlement très prochain, cela peut suffire pour qu'ils me signent aujourd'hui l'acte de ma délivrance. Qu'est-ce que ça leur fera, puisque ce traité serait nul et déchiré si je ne l'exécutais pas à la date que nous aurions convenue.

SABINE, à Marie-Jeanne.

Tu entends? Ton mari ne se démonte pas comme toi. Il est plus compétent que nous dans ses propres affaires.

DIDIER

J'aurais toutefois besoin que vous me précisiez un peu les motifs que vous avez de me promettre le subside.

SABINE

Evidemment... Parfaitement...

MARIE-JEANNE

La lettre que vous avez reçue de monsieur Stang^' est-elle si confidentielle que vous n'en puissiez donner communication à Didier?

Je n'ai eu qu'une dépêche... que j'ai laissée chez ces messieurs de la banque, où elle m'a servi à me présenter... Voyons, n'écarquille

pas les yeux : c'est une banque que tout le monde connaît, c'est... le Crédit Lyonnais. (A Didier.) Vous savez bien que j'ai couru dehors assez longtemps, ce matin ? (A Marie- Jeanne.) Tiens, mon chapeau, mes gants sont encore là!... Tandis que tu étais malade, que le retour du médecin était imminent, quelle raison aurais-je eue de m'absenter, si ça n'avait été pour en finir avec ce qui t'absorbe?... Quand je suis sortie, je te le jure, j'étais fondée à croire que je rentrerais avec le butin que je t'avais promis, oui, cela, je te le jure sur ta vie !... La dépêche me prévenait qu'un compte m'était ouvert. Mais par un contre-temps, la banque, elle, n'avait pas encore l'avis de son correspondant. Toutefois on y connaît bien le nom de Stangy. La preuve, c'est qu'on m'y a dit que toutes ses affaires pour l'Europe passaient là, et que c'était fréquent qu'un télégramme de lui parvînt un peu trop tôt... J'ai laissé mon adresse. On m'avertira dès que les choses seront en ordre... Je ne peux tout de même rien vous raconter de plus ! Qu'exigezvous encore?

DIDIER

Oh ! je me déclare satisfait. Vous pensez

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