‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 112 sur 134 · ACTE III. SCENE XI · texte numérisé non relu

ACTE III. SCENE XI

bien que nous ne mettons pas votre parole en doute.

SABINE, <'j Didier.

Par conséquent, partez tranquille. Moi, je suivrai, pas à pas, la marche de la question. (A Marie-Jeanne.) Et tu en seras, chaque jour, entretenue, dans mon courrier...

MARIE-JEANNE

Comment?... Vous ne viendrez pas avec moi?

SABINE

Ta grand'mère me retient.

Ne me faites pas cela ! Xe me privez pas de la douceur que vous soyez là. Vous savez bien que je redeviens votre toute petite, dès que j'ai un bobo !...

SABINE

Supposes-tu que, si j'étais libre, mon plus ardent désir ne serait pas de t'accorapagner? Mais c'est à elle que maman m'impose de tenir compagnie !

MARIE-JEANNE

Pourquoi ne pas l'emmener?

274 LA COURSE nu FLAMBEAU

SABINE

Oh ! non ! c'est impossible !

C'est encore plus impossible que vous vous sépariez de moi ! Tenez, petite mère, tâtez mes mains : rien que d'être contrariée, à l'idée seulement de ne pas vous avoir près de moi, sentez-vous comme elles sont en sueur?

SABINE

Au nom du ciel, Marie-Jeanne, ne sois pas si sensible! Tu me ferais perdre la raison!

MARIE-JEANNE

Emmenez grand'mère. C'est la façon d'arranger toute chose.

SABINE

Non! non! N'insiste pas.

DIDIER, à Sabine .

L'heure de ma convocation me presse...

Quelle échéance puis-je prendre avec mes créanciers? Faut-il leur dire un mois?

SABINE

Oh ! pas si vite ! . . . Donnez-vous plus de lati-

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