ACTE III, SCENE XI
tude ! Que la question de paiement ne talonne point ma fille pendant sa cure !
DIDIER
Soit!... Je vais demander trois mois... Et c'est vous, n'est-ce pas? qui vous chargez que je sois alors en mesure.
SABINE
Naturellement... Certainement...
Sinon, je m'exposerais à être dorénavant traité en sauteur, avant abusé du droit de sauter. On me traquerait sans miséricorde. On me couperait peut-être, à tout jamais, la route de ma réhabilitation.
SABINE, troublée.
Ah?
Oh! maintenant que je considère Didier comme tiré des griffes de ces méchants, s'il y devait retomber, j'en mourrais!
SABINE, avec angoisse.
Veux-tu ne pas prononcer des mots pareils !
DIDIER
L'engagement que je vais prendre est donc pour moi d'une gravité suprême. Si vous aviez l'ombre d'une incertitude, il ne faudrait pas me laisser m'engager à fond. (Silence de Sabine.)
MARIE-J EANNE, se redressant, oppressée.
Mère, vous ne répondez pas?
SABINE
Mais si !... Ne monte pas sur tes grands chevaux!... C'est le ton de Didier, tu comprends, qui m'a un peu interloquée...
MARIE-J EANNE, retombant en faiblesse.
Ah!
SABINE, affolée.
Allons! bon Dieu ! Ne recommence pas à te pâmer!... Là! Là! Où sont les sels!... Respire! mon enfant!... Respire! (J Didier.) Regardez que, pour un rien, elle a repris sa pâleur de trépassée!... Il me semble que je la vois morte! Ah! non! tu ne mourras pas!... Toute la terre périrait plutôt avant que je te laisse mourir!... Marie-Jeanne, m'entendstu?... Elle a ouvert les yeux... Ma fille chérie, écoute ce que je dis à Didier. (A celui-ci:) Allez,